Parce que les mots comptent
La Fondation Émergence a pour mission d’informer et de sensibiliser la population aux réalités des personnes LGBTQ+, c’est pourquoi ce lexique propose des définitions simplifiées de certains termes clés reliés à la diversité sexuelle et de genre.
Attention : ce lexique ne se veut pas exhaustif et gardez à l’esprit que ces définitions ne correspondent pas forcément aux définitions que les personnes utilisent pour parler de leurs propres réalités, car celles-ci sont très variées. En cas de doute, n’hésitez pas à demander à la personne concernée ce qu’un terme signifie pour elle.

Lexique
A
Une personne alliée est solidaire d’un groupe marginalisé dont elle ne fait pas partie. Dans le cadre de la diversité sexuelle et de genre, on réfère à une personne qui soutient les personnes LGBTQ+ et leurs luttes pour une pleine égalité. Il est possible pour une personne issue d’un groupe donné de soutenir les luttes d’un autre groupe. Le terme allié peut aussi s’appliquer à une organisation.
Ex. Ahmed est un vrai allié, il reprend toujours les gens quand ils font des commentaires inappropriés.
Personne qui ne s’identifie ni dans l’identité de genre féminine ni dans l’identité de genre masculine.
Personne qui ne ressent pas ou peu d’attirance romantique.
L’aromantisme comprend différentes nuances qui portent différents noms (ex. demiromantique = une attirance romantique est possible, mais seulement après avoir développé un lien émotionnel fort (contrairement à un coup de foudre); greyromantique = ne ressent de l’attirance que très rarement ou uniquement dans certaines conditions).
Autre appellation : « aro ».
Ex. : « Les gens me demandent pourquoi je ne suis pas en couple, mais je n’ose pas leur expliquer que je suis aromantique. »
Manière dont une personne définit ou décrit elle-même son identité de genre, son orientation sexuelle ou d’autres aspects de son identité. L’auto-identification repose sur la façon dont une personne se perçoit et choisit de se nommer.
Ex : « Il est important de respecter l’auto-identification de chaque personne et les termes qu’elle utilise pour parler d’elle-même. »
Personne qui ne ressent pas ou peu d’attirance sexuelle.
L’asexualité comprend différentes nuances qui portent différents noms (ex. demisexuel.le = une attirance sexuelle est possible, mais seulement après avoir développé un lien émotionnel fort; greysexuel.le = ne ressent de l’attirance que très rarement ou uniquement dans certaines conditions).
Autre appellation : « ace ».
Ex. « Mon partenaire a mis du temps à accepter le fait que je suis asexuelle, il a même essayé de m’en guérir ».
B
Concept divisant strictement l’humanité en deux genres mutuellement exclusifs, naturels et opposés : homme et femme.
Ex. : La binarité du genre ne laisse pas de place aux personnes trans, non binaires, intersexes, ou celles qui ne rentrent pas dans les stéréotypes de genre.
Ce terme désigne l’ensemble des attitudes, des actes et des paroles négatives envers la bisexualité pouvant mener à la discrimination, directe ou indirecte, envers les personnes bisexuelles ou envers des personnes perçues comme telles. La biphobie est souvent causée par l’incompréhension de la bisexualité et des préjugés comme l’idée que les personnes bisexuelles sont plus actives sexuellement, infidèles, ou qu’elles ne savent pas ce qu’elles veulent. Cette discrimination peut aussi bien provenir de personnes hétérosexuelles que de personnes appartenant aux autres communautés de la diversité sexuelle et de genres.
Personne qui ressent de l’attirance pour les personnes du même genre et d’autres genres (généralement les hommes et les femmes).
Abréviation : « bi ».
Ex. : Dans ma vie j’ai été en couple avec des hommes et des femmes, je suis bisexuel.
Remarque : Bien que le préfixe “bi” (“deux” en latin) sous-entend une binarité du genre, certaines personnes bisexuelles incluent les personnes non binaires dans leur orientation. D’autres préféreront le terme “pansexuel‧le” dont le préfixe “pan” reflète davantage le concept de spectre du genre.
Personne dont l’identité de genre correspond à deux genres.
Concept issu de certaines cultures autochtones pour désigner la diversité sexuelle, de genre et spirituelle. Ce concept existe depuis longtemps et précède les notions occidentales d’homosexualité, de transidentité ou l’acronyme LGBTQ+, ce qui explique la présence du « 2 » ou du « 2S » au début de certains acronymes (2ELGBTQ+, 2SLGBTQ+, etc.).
Ex. : Ça m’a pris du temps avant de me reconnaitre comme bispirituelle, avant je me disais « lesbienne ».
Attention : toutes les personnes LGBTQ+ autochtones ne s’identifient pas nécessairement comment bispirituelles.
C
Qui s’identifie au genre qui lui a été assigné à la naissance. Se dit d’une personne qui n’est pas transgenre. En latin, « cis » signifie « du même côté » par opposition à « trans ».
Ex. « Quand je suis née, le médecin a coché la case « F » et je m’identifie comme femme donc je suis cisgenre. »
Processus de révélation d’une orientation ou d’une identité de genre jusque-là cachée. Autres appellations : « sortie du placard », « sortie du garde-robe », « dévoilement ».
Ex. : J’ai commencé par faire mon coming-out à mes ami.e.s d’abord puis quelques années après c‘est à ma famille que j’ai annoncé que j’étais gai.
Système de pratiques et de croyances qui part du principe que le fait d’être cisgenre est normal, naturel et préférable.
Ex. : Les obstacles qu’une femme trans peut rencontrer pour faire un dépistage du cancer de la prostate constituent une forme de cissexisme.
D
Ensemble des orientations, des identités de genre et des expressions de genre qui sont minoritaires et qui par conséquent peuvent subir des formes de rejet, car elles ne correspondent pas aux attentes et aux normes de la société. Synonymes : “personnes LGBTQ+”, “minorités sexuelles et de genre”.
Ex. « Nous souhaitons créer un milieu plus inclusif envers la diversité sexuelle et de genre. »
Performance artistique et théâtrale mettant en scène des personnages exagérément masculin ou féminin. Lorsque le personnage est masculin, on parle de « drag king » et lorsqu’il est féminin on parle de « drag queen ».
Ex. « Faire de la drag me permet d’exprimer ma créativité. »
Attention : il ne s’agit pas d’une identité de genre ou de transidentité.
Sentiment d’inconfort ou de détresse vécu par certaines personnes trans en lien avec la différence entre leur identité de genre et leur genre assigné à la naissance. Elle peut être reliée à certaines caractéristiques du corps (ex. : la poitrine ou la pilosité), ou par certaines interactions sociales (ex. : mégenrage).
Ex. : « Lorsque j’ai commencé à avoir de la pilosité faciale j’ai ressenti une forte dysphorie de genre. »
Remarque : Le terme « dysphorie de genre » est également un diagnostic officiel qui peut être nécessaire pour accéder à certains soins d’affirmation de genre.
E
Ce terme désigne l’ensemble des attitudes, des actes et des paroles négatives visant les personnes dont l’identité de genre se situe dans la non-binarité. Ces attitudes peuvent prendre la forme de non-reconnaissance de l’identité de genre ou d’aversion envers celle-ci, de violence physique, psychologique ou verbale.
Une manifestation courante de l’enbyphobie est la pression sociale de performer l’androgynie (expression de genre dans laquelle peuvent coexister la masculinité et la féminité) afin de pouvoir être catégorisé comme une personne non-binaire.
Genre véhiculé à travers l’apparence d’une personne (ex. : coiffure, maquillage, vêtements, etc.). L’expression de genre peut être plutôt masculine, féminine ou androgyne.
Ex. J’ai une expression de genre masculine : cheveux courts, pantalons, pas de maquillage… Mais je m’identifie bel et bien comme une femme.
Sentiment de bien-être ou de joie lorsqu’une personne trans se sent en harmonie avec son identité de genre. Elle peut être reliée à certaines caractéristiques du corps (ex. : la poitrine ou la pilosité), ou par certaines interactions sociales (ex. : utilisation des bons pronoms/genre).
Ex. : « La première fois que je me suis vue en robe, j’ai ressenti une grande euphorie de genre. »
F
Proches d’une personne qui ne sont pas issue de la famille traditionnelle, mais qui occupe une place tout aussi importante dans la vie de la personne.
Ex. : Je n’ai pas vraiment de contacts avec ma famille d’origine, c’est vraiment sur ma famille choisie que je compte.
Famille fondée par des personnes LGBTQ+. On parle aussi de famille homoparentale (Famille fondée par un couple de même genre) et de famille transparentale (Famille qui comprend au moins un parent trans).
Ex. : Même si je ne suis pas LGBTQ+, j’ai souffert de l’homophobie parce que je viens d’une famille LGBTQ+.
G
Qui ressent de l’attirance pour les personnes du même genre qu'elle, le plus souvent utilisé pour parler des hommes qui aiment les hommes.
Autre orthographe possible : gay, gaie.
Ex. : Je préfère « gai », « homosexuel » ça fait trop médical.
H
Système de pratiques et de croyances qui part du principe que l’hétérosexualité est normale, naturelle et préférable.
Ex. : L’hétéronormativité peut se retrouver dans certains formulaires où seules les mentions « père » et « mère » sont disponibles.
Ensemble des attitudes, des actes et des paroles négatives envers l’homosexualité pouvant mener à la discrimination, directe ou indirecte, envers les personnes homosexuelles, bisexuelles ou celles perçues comme telles.
Ex. : L’homophobie, ce n’est pas que des agressions physiques, c’est souvent plus insidieux.
Remarque : Le terme « homophobie » est souvent utilisé comme un terme parapluie qui renferme des types plus spécifiques comme la lesbophobie (envers les personnes lesbiennes) ou la biphobie (envers les personnes bisexuelles).
Qui ressent de l’attirance romantique et/ou sexuelle pour les personnes du même genre que le sien. Voir également « gai » et « lesbienne ».
Ex. : « Quand j’étais jeune, il me paraissait absolument impossible d’être ouvertement homosexuel. »
Traitement hormonal (ex. : œstrogène, testostérone) qui permet de masculiniser ou féminiser le corps.
Ex. : J’ai longtemps réfléchi avant de commencer mon hormonothérapie.
I
Ressenti profond et personnel de son genre, que ce soit homme, femme ou non-binaire.
Ex. : Mon identité de genre, c’est quelque chose que je sens depuis toujours, mais ça fait peu de temps que je l’accepte et que je l’exprime.
Remettre en question ou ne pas respecter l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou l’expression de genre d’une personne. Ex: nier l’existence des personnes bisexuelles ou asexuelles, mégenrer une personne trans.
Tout comportement, parole, acte ou geste, délibéré ou non, à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement, y compris dans le cyberespace, dans un contexte caractérisé par l’inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse et de léser, blesser, opprimer ou ostraciser.
Personne qui est née avec des caractéristiques sexuelles biologiques (génitales, hormonales, gonadiques ou chromosomiques) qui ne sont pas toutes exclusivement « masculines » ou « féminine » selon les normes médicales en vigueur.
Autre forme : « intersexué.e ».
Ex. : Les bébés intersexes dont les caractéristiques intersexuées sont visibles subissent souvent des traitements médicaux pour les faire rentrer dans les normes binaires.
Combinaison de plusieurs réalités ou caractéristiques qui peuvent exposer la personne à de la discrimination.
Ex. : L’intersectionnalité explique que les femmes trans sont doublement vulnérables, car elles peuvent subir de la transphobie et du sexisme.
Remarque : Une perspective intersectionnelle a pour but de prendre en compte la manière dont les discriminations peuvent se combiner.
L
Femme qui ressent de l’attirance pour les femmes.
Voir également « homosexuel.le ».
Ex. : « C’est quand j’ai rencontré Sarah que j’ai réalisé que j’étais lesbienne. »
Ce terme désigne l’ensemble des attitudes, des actes et des paroles négatives envers l’homosexualité dirigées spécifiquement contre les femmes qui aiment les femmes, pouvant mener à la discrimination, directe ou indirecte, envers les personnes lesbiennes, bisexuelles ou celles perçues comme telles. La lesbophobie peut également se manifester dans l’invalidation des couples de lesbiennes ou de l’homosexualité féminine comme n’étant pas réelle ou valide.
Sigle qui signifie : lesbiennes, gais, bisexuel.le.s, trans, queer ou en questionnement et toute autre personne faisant partie de la diversité sexuelle et de genre symbolisé par le signe « + ». Parmi elles les personnes intersexes, asexuel.le.s, aromantiques ou agenres et bispirituel.le.s (2 ou 2S), etc.
Ex. : Les droits des personnes LGBTQ+ ont beaucoup avancé dans les dernières décennies.
Remarque : Le nombre et l’ordre des lettres peuvent varier.
M
Utiliser un prénom, pronom, un adjectif ou autre mention de genre qui ne correspond pas à l’identité de genre d’une personne, de façon intentionnelle ou non.
Ex. : Elle n’arrête pas de mégenrer Maria, ça en devient harcelant.
Nom assigné à une personne trans ou non binaire à sa naissance et qu’elle n’utilise plus. Morinommer quelqu’un est le fait de l’appeler par son ancien nom).
Ex. : Ça me fait de la peine lorsque les gens utilisent mon morinom.
Désignation « F », « M » ou « X » identifiant soit le sexe constaté à la naissance soit l’identité de genre d’une personne sur ses documents d’identité.
Ex. Ma vie est beaucoup plus facile maintenant que j’ai une mention de sexe “F” sur mes papiers d’identité, plus besoin d’expliquer que je suis trans.
N
Personne dont l’identité de genre ne correspond pas exclusivement aux catégories « homme » ou « femme ». Son identité peut se situer entre ces catégories, dans les deux à la fois, fluctuer dans le temps ou ne correspondre à aucune d’entre elles.
La non-binarité comprend une diversité de réalités et d’identités. Certaines personnes peuvent, par exemple, se définir comme agenres (ne pas s’identifier à un genre), bigenres (s’identifier à deux genres) ou de genre fluide (dont l’identité de genre fluctue dans le temps).
Ex : « Pour moi, être non binaire, c’est vivre mon identité de genre d’une façon qui ne correspond pas exclusivement aux catégories “homme” ou “femme”. »
Ensemble des comportements, rôles, caractéristiques et attentes qu’une société considère comme appropriés ou « normaux » pour les hommes et les femmes. Ces normes influencent notamment la façon de s’habiller, de s’exprimer, d’agir ou de se présenter aux autres.
Ex : « J’ai subi beaucoup d’intimidation à l’école parce que je ne me conformais pas assez aux normes de genre. »
Autre appellation : « stéréotypes de genre ».
O
Vers quel(s) genre(s) une personne peut être attirée sur le plan sexuel (physique) et/ou romantique (sentiments amoureux).
Différentes orientations existent : voir gai, lesbienne, bisexuel‧le, pansexuel‧le, asexuel‧le, aromantique...
Ex. : Mon orientation est une partie importante de moi, je réalise que cela a eu beaucoup d’influence sur qui je suis devenu.
P
Pronoms à utiliser pour respecter l’identité de genre d’une personne. Ex. : il, elle ou iel (pronom neutre).
Ex : Mon entreprise invite ses employé.e.s à mettre leurs pronoms d’usage dans leur signature courriel.
Ensemble des diverses identités de genre.
Ex. : En évitant de commencer un discours par « Mesdames, Messieurs » on reconnait la pluralité des genres.
Qui ressent de l’attirance pour les personnes peu importe leur genre, en effet le préfixe “pan” (tout en latin) inclue la totalité du spectre du genre.
Abréviation : « pan ».
Ex. : « Je dis souvent que je suis bi, mais je suis plutôt pansexuelle : le genre n’a vraiment pas d’importance pour moi. »
Q
Terme d’origine anglophone, qui se détache des normes hétérosexuelles et cisgenres. Peut aussi être considéré comme un synonyme de diversité sexuelle et de genre.
Le terme Queer peut aussi avoir une connotation militante puisque c’est à la base une insulte pour définir les personnes LGBTQ+, insulte qui a fini par être réappropriée par certaines personnes LGBTQ+.
Ex. : « Je suis non binaire et attiré.e par les femmes, alors je dis que je suis queer, c’est plus simple. »
Dont l’identité de genre et/ou l’orientation sexuelle n’est pas encore définie ou connue.
Ex. : « Je n’ai pas encore trouvé le mot qui décrit mon orientation, je suis encore en questionnement. »
S
Le sexe assigné à la naissance est attribué à la naissance par le corps médical selon l'apparence des organes génitaux externes. Le sexe biologique peut être établi selon plusieurs critères, comme les hormones produites par le corps, les chromosomes et les organes génitaux interne et externes. Le sexe biologique peut être masculin, féminin ou, lorsque les différents critères ne sont pas tous alignés, intersexe.
Façon de représenter le genre comme un continuum par opposition à un système strictement binaire. Autre appellation : continuum de genre.
Ex. : Je peux être attirée par une personne, peu importe où elle se trouve sur le spectre du genre.
Le stress minoritaire (ou stress de minorité) réfère à des stresseurs spécifiques liés à la transphobie et à l’homophobie. Ils prennent la forme de harcèlement, de discrimination et de déni de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre et de l’expression de genre.
Plus une personne est exposée à ces stresseurs, plus elle est à risque de développer de l’homophobie ou de la transphobie internalisée, de dissimuler son identité et/ou son orientation sexuelle ou d’anticiper constamment des événements homophobes ou transphobes.
La combinaison de ces facteurs de stress impacte lourdement la santé mentale et peut causer la dépression, des problèmes d’anxiété et des idéations suicidaires. Ce contexte augmente également de façon considérable les risques de développer de mécanismes d’évitements pour pallier laisse de stress, comme d’automédication, des abus de substances ou des comportements d’automutilation.
Mention de sexe « F » ou « M » inscrite sur l’acte de naissance selon l'apparence des organes génitaux externes.
Autre appellation : Sexe assigné.
Ex. : Je suis un homme, mais mon sexe constaté à la naissance était féminin. ».
Remarque : On parle parfois de genre assigné à la naissance pour parler de l’identité «garçon » ou « fille » que l’on présume chez l’enfant à partir de son sexe constaté à sa naissance.
Ensemble des attributs biologiques sexués : chromosomes, hormones, organes reproducteurs internes et externes, etc.
Ex. : « Le sexe biologique peut être complexe, notamment parce que certaines personnes sont intersexes. »
T
Identité d’une personne trans.
Personne trans qui n’a pas la citoyenneté ou la résidence permanente au Québec. Les personnes transmigrantes n’ont pas les mêmes droits et accès aux services d’affirmation de genre que les personnes trans non-migrantes. En 2020, les personnes transmigrantes ne peuvent pas changer leur nom ou mention de genre à l’état civil.
Terme généralement perçu comme péjoratif décrivant une personne qui, à l’occasion, prend l’apparence d’un genre autre que le sien, mais qui ne s’identifie pas forcément à ce genre. Ex. : un homme qui s’habille « en femme ». Dans le passé, le terme travesti.e était parfois utilisé à tort pour parler des personnes trans.
Ex. : « En tant que femme trans, ça me blesse lorsque les gens me décrivent comme un travesti. C’est pas juste une question de vêtements c’est qui je suis : une femme. »
Remarque : Les drag queens/drag kings sont une forme de travestisme dans le cadre d’une performance artistique.
Processus d’affirmation de l’identité de genre pour une personne trans ou non binaire.
Ce processus peut comprendre plusieurs dimensions : sociale (ex. :changement de pronoms et de coiffure), légale (changement de nom et mention de genre à l’état civil) et/ou médicale (prise d’hormones ou chirurgie affirmative du genre).
Ex. : Quand j’ai fait mon coming-out, je venais de commencer ma transition sociale, mais je n’avais pas encore fait de transition légale.
Remarque : Chaque parcours de transition est unique et n’implique pas forcément toutes ces dimensions. Note : lorsqu’une personne trans commence à affirmer son identité de genre, on parle d’une « transition » et non d’une « transformation »
Qui ne s’identifie pas au genre qui lui a été assigné à la naissance. Du latin « trans » signifiant « de l’autre côté ».
Ex. : Je suis femme trans, ça veut dire qu’à ma naissance on a constaté un sexe masculin, mais j’ai vite réalisé qu’au fond j’étais une fille.
*Les définitions données dans ce lexique le sont à titre indicatif seulement et ne sont pas exhaustives. Le vocabulaire associé à la diversité sexuelle et de genre est en constante évolution. Il est donc important de prendre en compte la manière dont la personne s’identifie.