Sondages

Chaque année, la Fondation Émergence commande des sondages d’opinion sur la perception qu’a la population sur les réalités homosexuelles. Ces sondages sont faits par des firmes reconnues comme Léger Marketing. Cette section comporte également les résultats d’une consultation menée par la Fondation Émergence auprès de nombreux organismes pour connaître leur perception sur l’homophobie et leur intérêt à la tenue d’une journée consacrée à la lutte contre l’homophobie.

Les résultats complets des sondages (PDF) sont disponibles ci-dessous :

Sondage 2014 – Les Canadiens et les Québécois entretiennent des mythes tenaces sur l’homoparentalité

Sondage mené par Léger Marketing auprès de 1515 Canadiens dans le cadre de la campagne 2014 de lutte contre l’homophobie. On se rappellera que le thème de la campagne 2014 est J’aime mes deux papas, j’aime mes deux mamans.

Le sondage indique que dans la vie de tous les jours et sur Internet, plus de la moitié des Canadiens interrogés (52%) affirment avoir déjà été témoins de propos désobligeants à l’égard de familles homoparentales ou de l’homoparentalité en général. Ils sont 16 % à déclarer avoir personnellement partagé de tels propos désobligeants.

Le sondage révèle également l’existence de mythes tenaces quant à l’homoparentalité. Le tiers (33 %) des Canadiens interrogés affirment être d’accord que, pour qu’un enfant puisse se développer pleinement, il doit avoir des parents de sexe opposé. De plus, la moitié (49 %) des Canadiens interrogés croient que tout enfant a besoin d’un modèle parental de chacun des deux sexes. Enfin, 7 % des Canadiens interrogés affirment penser que tout enfant qui grandit dans une famille homoparentale sera homosexuel. Malgré ces mythes, la majorité (79 %) des Canadiens interrogés affirment être d’accord que deux personnes de même sexe peuvent être d’aussi bons parents que deux personnes de sexe opposé.

Le sondage confirme que plus les gens ont de liens avec des familles homoparentales, plus ils sont à l’aise avec elles. En effet, la grande majorité des Canadiens qui connaissent une famille homoparentale affirment être à l’aise lorsqu’ils sont en contact avec des parents (93 %) ou des enfants (95 %) issus d’une famille homoparentale. Notons que le tiers (31 %) des Canadiens interrogés affirment connaître personnellement une ou des familles homoparentales.

Le sondage a aussi mesuré la connaissance des termes homoparentalité et familles homoparentales. Il dévoile que 63 % des Canadiens interrogés affirment avoir déjà entendu parler d’homoparentalité ou de familles homoparentales.

« Ce sondage est encourageant à certains égards », a affirmé Martine Roy, présidente de la Fondation Émergence. « Bien que les propos désobligeants soient courants et les mythes tenaces, ce sondage nous indique que plus les familles homoparentales seront visibles, plus l’acceptation sera grande. Il est donc de notre devoir de poursuivre notre travail de sensibilisation. Je lance également un appel au monde culturel québécois, car les séries télévisées, les films et les pièces de théâtre peuvent nous épauler dans ce travail de sensibilisation en mettant en scène des familles homoparentales dans leur vie quotidienne ».

Pour faire suite au sondage, le public est invité à consulter le site homophobie.org, site qui déconstruit des mythes concernant l’homoparentalité et qui propose des actions concrètes pour réduire les préjugés.

Le sondage a été conduit du 21 au 24 avril 2014 par le biais d’un sondage web auprès d’un échantillon aléatoire de 1511 Canadiens tirés du panel LegerWeb.

Résultats complets du sondage >>
Results in English >>

Sondage 2013 – Homophobie dans Internet et les médias sociaux

Résultats complets du sondage (PDF)

Sondage mené par Léger Marketing auprès de 1500 Canadiens dans le cadre de la campagne 2013 de lutte contre l’homophobie dans Internet et les médias sociaux. Voici les principaux résultats :

80 % des Canadiens et Québécois interrogés ont, dans la vie de tous les jours, déjà été témoins de propos désobligeants à l’égard des personnes homosexuelles ou de l’homosexualité en général.

58 % des Canadiens sont témoins de propos homophobes dans les médias sociaux.

42 % de Québécois interrogés ont répondu avoir été témoins de propos homophobes sur Facebook,16 % sur Twitter et 35 % sur un blogue.

Plus du tiers des répondants sont d’avis que l’anonymat des réseaux sociaux constitue le principal facteur de propagation, suivi de la facilité à partager l’information et la tendance à moins s’autocensurer.

Près de la moitié des Québécois (45 %) sont d’avis que l’homophobie ou les insultes et les comportements irrespectueux envers les personnes homosexuelles devraient être punis par la loi contre 31 % pour le reste du Canada.

En 2003, dans le cadre d’un sondage semblable, 61 % des Québécois interrogés étaient plutôt mal à l’aise de voir deux hommes s’embrasser contre 52 % qui sont peu ou pas à l’aise dix ans plus tard. Devant deux femmes qui s’embrassent, le malaise s’est réduit de façon notable, passant de 53 % en 2003 à 31 % en 2013.

Le sondage a aussi vérifié la connaissance des mots liés aux réalités de la diversité sexuelle. Si lors de la création de la Journée de lutte contre l’homophobie par la Fondation Émergence en 2003, le mot homophobie était inconnu de la population, la situation est maintenant inversée. 90 % des répondants disent en connaître le sens au Québec et dans le reste du Canada. Quant à la connaissance de l’acronyme LGBT (lesbienne, gai, bisexuel et transgenre), il est connu par 18 % de la population québécoise contre 47 % pour le reste du Canada. Le mot transphobie est pour sa part connu par 26 % des Québécois et par 44 % de la population dans le reste du Canada.

 

Méthodologie

La présente étude a été réalisée du 22 au 24 avril 2013 par le biais d’un sondage web auprès d’un échantillon aléatoire de 1500 Canadiens tirés du panel LegerWeb. Tous les répondants étaient âgés de 18 ans et plus et pouvaient s’exprimer en français ou en anglais.

Sondage 2012 – La diversité sexuelle, ça rapporte

Résultats complets du sondage (PDF)

Sondage mené par Léger Marketing auprès de 1502 Canadiens dans le cadre de la campagne 2012 de lutte contre l’homophobie dédiée au monde du travail.

  • Un jeune sur trois choisira un employeur ouvert à la diversité sexuelle
  • 52 % de Québécois connaissent une ou un collègue homosexuel

Au Québec, 52 % des personnes interrogées disent connaître une ou des personnes homosexuelles dans leur milieu de travail contre 37 % dans le reste du Canada.

23 % des répondants au Québec disent connaître un ou des hommes homosexuels contre 5 % pour les femmes homosexuelles.

Un tiers de personnes interrogées croit qu’un jeune à la recherche de l’emploi privilégierait un employeur qui montre une ouverture à la diversité sexuelle. Ils ne sont que 11 % à dire qu’un employeur hésiterait à embaucher une personne homosexuelle et 5 % à ne pas savoir.

Plus de 50 % des personnes interrogées croient qu’il est toujours difficile d’afficher son homosexualité en milieu de travail.

84 % des répondants croient que les personnes homosexuelles seront bien acceptées par la direction et 91 % par les collègues.

Interrogées sur leurs rapports avec les personnes homosexuelles en milieu de travail, 97 %répondent qu’ils sont bons.

Autres résultats

Méthodologie

L’étude a été réalisée par Léger marketing du 23 au 25 avril, par le biais d’un sondage Web auprès de 1502 Canadiens, dans le cadre de la campagne 2012 de lutte contre l’homophobie dédiée au monde du travail.

  • 51 % des personnes croient qu’il est difficile d’afficher son orientation sexuelle.
  • 50 % de la population connaît une personne homosexuelle dans son milieu de
    travail, 23 % un homme, 5 % une femme et 24 % les deux.
  • 97 % des personnes qui connaissent une personne homosexuelle entretient de bons rapports avec elle.
  • 47 % des répondants croient que les personnes homosexuelles sont difficilement acceptées par la direction.
  • Le Québec se montre toujours plus ouvert aux réalités homosexuelles que les autres provinces canadiennes.

Sondage 2011 – Couple de même sexe : une histoire d’amour

Résultats complets du sondage (PDF)

Sondage mené au Québec et au Canada sur la perception à l’égard des personnes homosexuelles, plus particulièrement à l’égard des couples de même sexe. Ce sondage a été réalisé dans le cadre de la campagne de lutte contre l’homophobie 2011 intitulée Couple de même sexe – Une histoire d’amour.

L’homosexualité : un phénomène de moins en moins isoléIl apparaît clairement que l’homosexualité n’est plus un phénomène isolé. En effet, 62 % de la population au Québec connaît au moins un homme homosexuel et 43 % connaît au moins une femme homosexuelle. Ailleurs au Canada, les proportions sont moins élevées : ils sont 50 % des répondants à connaître un homme homosexuel et 38 % à connaître une femme homosexuelle.Les chances de longévité des couples de même sexeSelon l’étude, environ les trois quarts de la population, soit 73 % des Québécois et 68 % des Canadiens, estiment que les couples de même sexe ont des chances de vivre une relation à long terme comparables à celles des couples hétérosexuels, avec une légère prépondérance pour les couples féminins.Le partage des tâches chez les couples

Les couples homme-femme

Les répondants sont à 73 % au Québec et 80 % pour le reste du Canada à croire que, dans un couple hétérosexuel, il y a des tâches traditionnellement réservés aux femmes et d’autres aux hommes. Lorsqu’ils sont invités à se prononcer sur les probabilités que le partage des tâches s’effectue sans tenir compte des rôles traditionnels, ils ne sont plus que 63 % au Québec et 49 % ailleurs au Canada à le penser.

Les couples homme-homme

62 % des Québécois et 47 % des autres Canadiens croient probable que, chez des couples d’hommes, on ne tient pas compte du partage traditionnel des tâches.

Les couples femme-femme

65 % des Québécois et 48 % des autres Canadiens croient probable que, chez des couples de femmes, on ne tient pas compte du partage traditionnel des tâches.Mariage gaiLa majorité de la population, soit 72 % au Québec et 63 % pour le reste du Canada, est d’avis que l’ouverture au mariage civil des couples de même sexe a été une bonne décision. Dans une proportion quasi identique, les répondants voient de manière positive que leurs proches peuvent se marier avec un conjoint ou une conjointe de même sexe (73 % au Québec et 65 % ailleurs au Canada). On retrouve des résultats semblables lorsque l’on demande aux Canadiens et aux Québécois s’ils accepteraient de se rendre au mariage d’un couple de même sexe : 78 % au Québec accepteraient et 69 % pour le reste du Canada.Parrain/marraineDans des proportions similaires, 75 % des Québécois et 64 % des répondants ailleurs au Canada accepteraient d’être parrain ou marraine d’un enfant d’un couple de même sexe.L’étude a été réalisée par Léger Marketing, du 11 au 14 avril 2011, auprès de 1504 Canadiens tirés du panel LégerWeb. À l’aide de statistiques issues du dernier recensement de Statistiques Canada, les résultats ont été pondérés selon le sexe, l’âge, les régions, la langue maternelle, le fait d’avoir des enfants et le niveau d’éducation afin de rendre l’échantillon représentatif de l’ensemble de la population adulte du Canada.

Sondage 2010 – Homosexualité dans le monde du sport

 

Résultats complets du sondage (PDF)
Résultat du sondage complémentaire, question sur le joueur de hockey homosexuel (PDF)

Le silence du monde du sport

À la question « Êtes-vous d’accord avec l’affirmation suivante : dans le monde du sport, la question de l’homosexualité est gardée sous silence? », 78 % des Québécois et 72 % des autres Canadiens se sont dits d’accord avec cette affirmation, alors que 13 % et 14 % se sont dits en désaccord.

Le silence des médias sportifs

75 % des Québécois et 66 % des autres Canadiens sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle, dans les médias sportifs, la question de l’homosexualité est gardée sous silence. Pour monsieur Laurent McCutcheon, président de la Fondation Émergence,

Le milieu sportif ne prend pas la lutte à l’homophobie au sérieux

Est-ce que les organisations sportives s’occupent de la lutte contre l’homophobie dans leur milieu? À cette question, seulement 24 % des répondants québécois et 23 % ailleurs au Canada pensent qu’on s’occupe de la lutte contre l’homophobie dans ce milieu, les autres répondants croient que l’on ne s’en occupe pas ou sont incapables de répondre à la question.

Les sportifs homosexuels auraient moins de chances de réussite que les hétérosexuels

Interrogés sur les chances de réussite d’une carrière sportive d’un homme homosexuel en comparaison de celles d’un homme hétérosexuel, les répondants québécois sont 31 % à croire que les chances de réussite seraient moindres pour un homme homosexuel, contre de 34 % pour le reste du Canada.

Dans le sport, l’homosexualité des femmes est mieux acceptée que celle des hommes

Par ailleurs, on note une différence appréciable dans la perception de la population à l’égard des femmes homosexuelles. Les répondants ne sont que 13 % au Québec, et 20 % dans le reste du Canada, à croire que leurs chances de réussite seraient moindres que celles des femmes hétérosexuelles. Quant à l’acceptation par la population des athlètes populaires homosexuels, les femmes homosexuelles sont mieux perçues que les hommes homosexuels. Les femmes homosexuelles ont un niveau d’acceptation de 74 % de la population du Québec contre 65 % pour le reste du Canada, alors que les hommes homosexuels ne sont acceptés que par 60 % des Québécois contre 52 % pour les autres Canadiens.

Le public est prêt à accepter des athlètes homosexuels

Pour la majorité des répondants, 77 % des Québécois et 68 % des autres Canadiens, le fait de connaître l’orientation sexuelle d’un athlète n’influencerait pas l’appréciation que le public se ferait de cet athlète. À l’inverse, ils sont 18 % au Québec et 20 % ailleurs au Canada à croire à la possibilité que l’orientation homosexuelle influencerait négativement leur appréciation. Ils ne sont que 5 % et 8 % à croire que cela aurait un effet positif sur l’appréciation du public.

La population connait la signification de l’homophobie

La quasi-totalité des répondants est bien au fait de la signification du mot homophobie. Ils et elles sont 97 % au Québec, et 96 % dans le reste du Canada, à connaître sa définition.

Connaissance de personnes homosexuelles

Une majorité de répondants, 85 % au Québec, et 82 % ailleurs Canada, connaissent personnellement des hommes et des femmes homosexuelles, dont la majorité connaît plus d’hommes que de femmes.

Une nette progression de la perception à l’égard des coéquipiers entre 2003 et 2010

Une question posée en 2003 lors d’un sondage téléphonique mené par Léger Marketing au Québec a été reprise en avril dernier, selon la même méthode. « À votre avis, un joueur de hockey que l’on sait homosexuel serait-il plutôt bien accepté ou plutôt mal accepté par les joueurs ou l’entraîneur d’une équipe de hockey professionnelle? » Les répondants étaient 29 % à dire qu’il serait plutôt bien accepté en 2003, alors qu’ils sont 42 % en 2010. Il n’y a plus que 37 % des répondants qui croient qu’un joueur de hockey homosexuel serait mal accepté par son équipe, alors qu’ils étaient 61 % à le penser en 2003.

Méthodologie du sondage

L’étude a été réalisée du 26 mars au 4 avril 2010 par la firme Léger Marketing pour le compte de la Fondation Émergence. Elle a été menée auprès de 1501 personnes tirées du panel Legerweb au Canada et pondérée à l’aide de Statistique Canada pour lui donner un échantillon représentatif. La question sur le « joueur de hockey homosexuel et son équipe » a fait l’objet d’un sondage téléphonique entre le 31 mars et le 6 avril 2010 auprès de 1003 Québécois, selon la même méthode utilisée en 2003 de manière à assurer la comparabilité des réponses.

Sondage 2009 – Perception des communautés ethnoculturelles à l’égard de l’homosexualité

Résultats complets du sondage (PDF)

Clivage important entre les générations d’immigrants

À l’occasion de la septième édition de la Journée internationale contre l’homophobie, la Fondation Émergence a rendu publics les résultats d’un sondage mené au Québec par Léger Marketing sur la perception des communautés ethnoculturelles à l’égard de l’homosexualité. Le sondage met en évidence que les enfants des immigrants ont une perception beaucoup plus positive de l’homosexualité que leurs parents.

Perception du statut de l’homosexualité à l’égard de son d’origine

Quant à la perception du statut de l’homosexualité, 28 % des répondants de première génération croient que, dans leur pays d’origine, l’homosexualité est contraire à la loi, alors que leurs enfants ne sont que 5 % à le croire. Au niveau de la religion, 35 % des immigrants de première génération pensent que, dans leur pays d’origine, l’homosexualité est contraire à la religion, alors qu’ils ne sont que 18 % de la deuxième génération à le croire.

Au regard des libertés individuelles, à savoir que l’homosexualité relèverait du choix de chaque individu, 40 % des répondants de première génération sont de cet avis, alors que ceux de la deuxième génération sont 65 % à croire qu’il s’agit d’un choix de chaque individu.

Toujours au niveau de la perception de l’homosexualité dans leur pays d’origine, près de la moitié des répondants, soit 48 % de la première génération, la considère comme une maladie ou une déviation contre 24 % pour leurs enfants.

Est-ce que l’homosexualité est une orientation sexuelle comme une autre? Il y a 39 % des répondants de la première génération qui sont de cet avis contre 69 % pour la deuxième génération.

Opinion personnelle à l’égard de l’homosexualité

Après avoir vérifié la perception du statut de l’homosexualité à l’égard du pays d’origine des répondants, le sondage s’est intéressé aux perceptions personnelles de ces derniers. À la question « Diriez-vous que l’homosexualité est une orientation sexuelle comme une autre? », les immigrants de première génération sont 62 % à partager cette opinion, alors qu’on en compte 86 % chez ceux de la deuxième génération. Les deux générations pensent que cette perception serait moins positive dans leur pays d’origine.

Normalité de l’homosexualité

La moitié des immigrants de première génération, soit 50 %, croit que l’homosexualité est normale contre 71 % pour ceux de la deuxième génération.

Avoir un enfant gai ou lesbienne

Comme parent, est-ce que j’aurais honte de dire à ma famille que j’ai une fille lesbienne ou un fils gai? 56 % des répondants de la première génération et 81 % des répondants de la deuxième génération n’éprouveraient pas ce sentiment.

Droit au mariage entre conjoints de même sexe

Si une consultation populaire était tenue auprès des communautés culturelles pour maintenir ou abolir le droit au mariage des conjoints de même sexe, les immigrants de première génération seraient 49 % à voter pour l’abolition. Toutefois, le poids de leur vote serait amoindri par celui de leurs enfants puisque 70 % d’entre eux voteraient pour le maintien de ce droit.

Discrimination quant à l’orientation sexuelle et la religion

La majorité des personnes interrogées, soit 59 % des immigrants de première génération et 74 % de la deuxième génération, sont d’avis que la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle doit être interdite au même titre que la discrimination sur la base des croyances religieuses.

Connaissance des personnes homosexuelles

La majorité des personnes issues des communautés ethnoculturelles interrogées disent connaître au moins une personne homosexuelle, à savoir 68 % pour les immigrants de première génération et 90 % chez la deuxième génération.

Organismes de défense des droits

De manière générale, les immigrants de première et de deuxième génération ne connaissent pas ou ne savent pas s’il y a des organismes de défense des droits des personnes homosexuelles dans leur communauté.

Conclusion

De manière générale, la perception des immigrants à l’égard de l’homosexualité est influencée par le statut de l’homosexualité dans leur pays d’origine. On note que les répondants en provenance des pays africains et asiatiques ont une moins grande ouverture à l’égard de l’homosexualité que les immigrants venant de l’Europe de l’Ouest. Le sondage a été réalisé par Léger Marketing, par téléphone, auprès de 500 Québécois de plus de 18 ans issus des communautés ethnoculturelles pouvant s’exprimer en français ou en anglais, entre le 26 mars et le 11 avril 2009. Les résultats ont été pondérés selon le profil d’immigration de Statistique Canada. La marge d’erreur est de plus ou moins 2,6 %, 19 fois sur 20.

Sondage 2008 – Bien qu’ils se disent à l’aise avec l’homosexualité, la majorité des Canadiens comprennent mal les enjeux de cette réalité

Résultats complets du sondage (PDF)

Bien qu’ils se disent à l’aise avec l’homosexualité, la majorité des Canadiens comprennent mal les enjeux de cette réalité

Lors de la sixième édition de la Journée internationale contre l’homophobie, la Fondation Émergence a dévoilé les résultats d’un sondage Léger Marketing sur la perception des Canadiens et des Canadiennes à l’égard de l’orientation homosexuelle.

Définition de l’homophobie

Fait étonnant : dans un choix de réponses sur la définition de l’homophobie (est-ce que l’homophobie est une maladie, un synonyme d’homosexualité ou une forme de discrimination?), ils ne sont que 54 % à répondre qu’il s’agit d’une forme de discrimination.

Homosexualité et maladie

Les résultats de ce sondage, réalisé dans le cadre de la campagne 2008 intitulée L’homosexualité n’est PAS une maladie!, démontrent que la reconnaissance de l’homosexualité chez les Canadiens et les Canadiennes est en constante progression. Ainsi, 70 % des personnes interrogées se disent à l’aise avec l’homosexualité, 77 % sont d’avis que l’homosexualité n’est pas une maladie et 76 % pensent que l’homosexualité n’est pas un désordre mental. Le sondage démontre que, de manière générale, les femmes et les jeunes ont une attitude plus positive envers l’homosexualité que les hommes et les aînés, et que les Québécois manifestent une plus grande ouverture sur les réalités homosexuelles que les autres Canadiens.

Quelques paradoxes

L’analyse du sondage laisse entrevoir quelques paradoxes. Alors que 77 % des Canadiens estiment que l’homosexualité n’est ni une maladie ni un désordre mental, ils sont quand même 30 %, soit près du tiers, à croire qu’il existe des traitements à la disposition des personnes qui voudraient changer d’orientation sexuelle. Aussi, ils ne sont que 57 % à penser que les spécialistes de la santé mentale doivent aider les personnes homosexuelles à accepter leur orientation sexuelle. Plus étonnante encore est la réponse sur l’importance ou non de dévoiler son orientation sexuelle à son psychologue : à peine 53 % des répondants considèrent que c’est important de le faire.

Formation pour les intervenants en santé

79 % des personnes interrogées sont d’avis que les intervenants en santé devraient avoir une formation sur les problématiques liées à l’homosexualité.

Le sondage a été réalisé entre le 2 et le 9 avril 2008 auprès de 1501 Canadiens et Canadiennes de plus de 18 ans. Sa marge d’erreur est de ± 2,6 %, 19 fois sur 20. Le sondage ne tient pas compte de l’orientation sexuelle des répondants.

Sondage 2007 – Les parents veulent connaître l’orientation sexuelle de leur enfant

Résultats complets du sondage (PDF)

Les parents veulent connaître l’orientation sexuelle de leur enfant

Réalisé pour le compte de la Fondation Émergence dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie du 17 mai 2007, un sondage Léger Marketing révèle que 87 % des Québécois et 78 % des Canadiens croient qu’il est important pour les parents de connaître l’orientation sexuelle de leur enfant.

L’éducation

Quant à savoir si l’éducation des parents est déterminante sur l’orientation sexuelle d’une personne, 58 % des répondants pensent qu’elle ne l’est pas. À l’inverse, ils sont 31 % à croire que l’éducation des parents peut influencer l’orientation sexuelle des enfants. Le résultat du sondage est toutefois rassurant sur la question de l’éducation à donner aux enfants. La très grande majorité des répondants, 72 % au Canada et 81 % au Québec, estiment préférable de parler des orientations hétérosexuelle, homosexuelle et bisexuelle au moment de l’éducation sexuelle des enfants.

Choisir ou changer d’orientation sexuelle?

La campagne de sensibilisation de l’année 2007 a pour thème « On ne choisit pas son orientation sexuelle ». Le sondage nous apprend que les perceptions sont très partagées sur l’idée qu’il soit possible ou non de choisir ou de changer son orientation sexuelle. 21 % des Canadiens (29 % des Québécois) croient qu’une personne peut choisir son orientation sexuelle, alors que 40 % des répondants (37 % au Québec) ne partagent pas cet avis. Par ailleurs, 26 % des Canadiens (30 % des Québécois) pensent qu’une personne peut changer d’orientation sexuelle si elle le souhaite.

Le sondage a été réalisé entre le 18 avril et le 25 avril 2007 auprès de 1502 Canadiennes et Canadiens.

Sondage 2006 – Plus de 60 % de la population canadienne pense que l’homosexualité peut compromettre une carrière professionnelle

Résultats complets du sondage (PDF)

Plus de 60 % de la population canadienne pense que l’homosexualité peut compromettre une carrière professionnelle

Un sondage réalisé par Léger Marketing, pour le compte de la Fondation Émergence et de Gai Écoute dans le cadre de la quatrième édition de la Journée nationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai 2006 confirme la persistance de l’homophobie en milieu de travail. Plus de 60 % des personnes interrogées pensent que, pour une personne homosexuelle, le dévoilement de son orientation sexuelle au travail peut être nuisible pour sa carrière professionnelle.

Relations avec les collègues de travail et la direction

Plus de la moitié des Canadiennes et des Canadiens interrogés sont d’avis qu’il est difficile pour les personnes qui affichent ouvertement leur homosexualité d’être acceptées par la direction, par leurs collègues de travail ainsi que par les clients avec qui elles font affaires. Aussi, plus du quart des répondants, soit 28 %, disent avoir été témoins de comportements hostiles à l’égard d’une personne homosexuelle en milieu de travail.

Patron homosexuel

Trois Canadiennes et Canadiens sur quatre, soit 75 %, sont entièrement ou plutôt d’accord avec l’idée qu’un patron homosexuel est aussi crédible auprès de ses employés qu’un patron hétérosexuel.

Le sondage a été effectué du 18 au 23 avril 2006, auprès de 1525 Canadiennes et Canadiens. Il comporte une marge d’erreur de ± 2,6 %, et ce, 19 fois sur 20.

Sondage 2005 – Ce sondage révèle que 49 % des Canadiens et des Canadiennes pensent que l’homosexualité est un « état anormal »

Résultats complets du sondage (PDF)

49 % des Canadiens et des Canadiennes pensent que l’homosexualité est un « état anormal »

Un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte de la Fondation Émergence, dans le cadre de l’édition 2005 de la Journée nationale de lutte contre l’homophobie, révèle que 49 % des Canadiens et des Canadiennes pensent que l’homosexualité est un « état anormal ». Par ailleurs, 66 % des personnes interrogées ont déclaré être, malgré tout, à l’aise avec l’homosexualité.

Mariage des couples de même sexe/famille

Le débat sur le mariage des couples de même sexe suscite des réactions de toutes parts. Le sondage mené pour le compte de la Fondation Émergence permet de vérifier le niveau d’acceptation par les Canadiennes et les Canadiens d’un tel mariage au sein de leur famille. Ainsi, on apprend que plus du tiers des répondants, soit 35 %, se disent défavorables à l’union d’un membre de leur famille immédiate avec une personne de même sexe, alors que 28 % des personnes interrogées refuseraient d’assister à un mariage d’un couple de même sexe si elles y étaient invitées.

Connaissance de personnes homosexuelles dans son entourage

Une fois de plus, les Québécoises et les Québécois font preuve d’une plus grande acceptation des réalités homosexuelles. Ils sont plus nombreux que les autres Canadiens à connaître des personnes homosexuelles dans leur famille, soit 29 % au Québec contre 22 % au Canada. Dans leur milieu de travail, ils sont 47 % au Québec contre 38 % au Canada à en connaître, et ils sont 43 % au Québec et 39 % au Canada à en connaître dans leur cercle d’amis.

Campagnes de lutte contre l’homophobie et impact

Les résultats du sondage démontrent la nécessité de mener des campagnes de sensibilisation et d’éducation aux réalités homosexuelles, comme la Journée nationale de lutte contre l’homophobie. C’est aussi l’avis de 70 % des personnes interrogées qui pensent que les personnes homosexuelles ont raison de mener des campagnes de lutte contre l’homophobie et la discrimination en relation avec les droits de la personne. Enfin, le côté le plus positif du sondage est de voir que près du quart, soit 24 % des Canadiens interrogés disent avoir aujourd’hui une perception plus favorable de l’homosexualité qu’il y a cinq ans.

Le sondage a été réalisé auprès de 1507 Canadiennes et Canadiens, du 3 au 11 mai 2005.

Sondage 2004 – Une majorité de Québécois et de Québécoises considèrent que l’Église catholique est homophobe

Résultats complets du sondage (PDF)

Une majorité de Québécois et de Québécoises considèrent que l’Église catholique est homophobe

Un sondage Léger Marketing révèle que 56 % des Québécois et des Québécoises sont d’avis que lesprises de position de l’Église catholique sont hostiles aux communautés homosexuelles. Dans le cadre de la seconde édition de la Journée nationale de lutte contre l’homophobie, la Fondation Émergence, initiatrice de cette journée, a dévoilé les résultats d’un sondage Léger Marketing portant sur la perception et l’opinion des Québécois et des Québécoises à l’égard des personnes homosexuelles. Rappelons que ce sondage a été effectué plusieurs mois après les prises de position de l’Église catholique québécoise contre le mariage civil homosexuel et la décision de l’Archevêché de Montréal, en janvier dernier, d’imposer un test de dépistage du VIH à tous les candidats aux études de prêtrise.

Déclarations et prises de position de l’Église catholique

Le sondage révèle que plus de la moitié des personnes interrogées, soit 56 %, jugent que les déclarations et les prises de position de l’Église catholique sont hostiles envers la communauté homosexuelle, comparativement à 34 % qui sont d’avis contraire. 10 % n’ont pas voulu répondre à la question.

Gravité des comportements homophobes

Les Québécoises et les Québécois ont été invités à se prononcer aussi sur la gravité des comportements homophobes. Une forte majorité, 71 %, pensent que les comportements hostiles envers les personnes homosexuelles sont aussi graves que les comportements xénophobes ou racistes.

Visiblité des personnes homosexuelles

Toutefois, pour près du quart des personnes interrogées, soit 22 %, les personnes qui dévoilent leur orientation homosexuelle sont trop visibles.

Loi punissant les insultes et les comportements homophobes

Enfin, mentionnons que l’opinion des répondants est divisée quant à la nécessité de punir, au moyen d’une loi, les insultes et les comportements irrespectueux envers les personnes homosexuelles : 49 % préconisent la punition des insultes et des comportements irrespectueux comparativement à 43 % qui n’en voient pas la nécessité.

Marge d’erreur

Le sondage a été mené auprès de 1002 répondants, entre le 28 avril et le 2 mai; sa marge d’erreur maximale est de ± 3,4 %, 19 fois sur 20.

Sondage 2003 – Un joueur de hockey homosexuel serait mal accepté dans une équipe professionnelle, selon 61 % des Québécois et des Québécoises.

Résultats complets du sondage (PDF)

Un joueur de hockey homosexuel serait mal accepté dans une équipe professionnelle, selon 61 % des Québécois et des Québécoises.

À l’occasion de la première Journée nationale de lutte contre l’homophobie le 4 juin 2003, la Fondation Émergence, initiatrice de cette journée, a dévoilé les résultats d’un sondage Léger Marketing concernant la perception des Québécois et des Québécoises sur l’homophobie.

Baisers sur la bouche

Malgré une importante évolution des mentalités, les baisers sur la bouche entre deux personnes de même sexe suscitent toujours un important malaise chez 60 % des personnes interrogées lorsqu’il s’agit de deux hommes, et 53 % dans le cas de deux femmes.

Homophobie et sport

On se souviendra de la campagne de promotion de la Journée nationale de lutte contre l’homophobiedont les affiches montrent deux jeunes mariées s’embrassant sur la bouche ainsi que deux joueurs de hockey posant le même geste amoureux. Le sondage Léger Marketing s’est intéressé à cette situation. Les personnes interrogées avaient à se positionner quant à leur perception du fait qu’un joueur de hockey homosexuel puisse faire partie d’une équipe professionnelle. Elles ont été 61 % à répondre qu’il serait mal accepté au sein de son équipe, alors que 29 % ont répondu qu’il serait bien accepté. 10% ont refusé de répondre à cette question.

Autres questions

Les personnes interrogées ont aussi été invitées à se prononcer sur d’autres questions. Elles sont :

  • 54 % à croire qu’un homme hétérosexuel serait plutôt mal à l’aise de subir un examen général par un médecin homosexuel, contre 35 % dans les cas d’une femme hétérosexuelle en situation comparable avec une médecin lesbienne.
  • 30 % à être mal à l’aise à l’idée qu’un garçon fréquentant une école du niveau primaire ou secondaire ait un enseignant homosexuel, contre 69 % qui se disent à l’aise avec l’idée. Dans le cas d’une fille, les résultats sont sensiblement les mêmes.
  • majoritairement, à 68 % contre 27 %, les personnes interrogées disent n’avoir jamais été témoins d’attitudes hostiles envers les personnes homosexuelles.

Marge d’erreur

L’étude a été réalisée au moyen d’entrevues téléphoniques effectuées entre le 23 et le 27 avril 2003. Sa marge d’erreurs est de ± 3,4 %, 19 fois sur 20.

Consultation 2003

En 2003, la Fondation Émergence a effectué une consultation auprès d’un grand nombre d’organismes oeuvrant auprès des clientèles gaie et lesbienne en vue de connaître leur perception sur l’homophobie et leur intérêt à la tenue d’une Journée nationale de lutte contre l’homophobie.
Ainsi, nombre d’organismes sans but lucratif, de directions de santé publique, d’organismes jeunesse et d’associations gaies et lesbiennes nous ont fait connaître leurs points de vue.

Un questionnaire a été adressé à plus d’une centaine d’entre eux. Les 62 répondants disent tous avoir été témoins de violence psychologique envers des personnes homosexuelles, alors que 51 % ont été témoins de violence physique. Dans des proportions comparables, elles disent connaître des victimes de ces actes homophobes.

Monsieur Laurent McCutcheon, président de la Fondation Émergence, explique ainsi la différence des résultats du sondage réalisé par Léger Marketing et ceux de cette consultation. « Ils ne sont pas étonnants puisque les personnes concernées sont, au premier chef, sensibilisées et attentives à ces situations, ce qui n’est pas le cas des personnes qui ne sont pas directement touchées par la problématique ».

Compilation des résultats obtenus (PDF)

Sondage 2002 – Perceptions, opinions et attitudes des Québécois à l’égard de l’homosexualité chez les jeunes garçons âgés entre 12 et 17 ans

Le sondage Léger Marketing révèle que 77,9 % des Québécois et Québécoises estiment que le fait, pour un garçon, d’avoir un ami homosexuel n’influencerait pas son orientation sexuelle. Ils ne sont toutefois que 48,8 % des adultes à penser qu’un garçon accepterait facilement, quant à lui, d’avoir un ami homosexuel de son âge. La perception des adultes aussi bien que celle des jeunes dénotent donc le malaise que ressentent les jeunes hétérosexuels à côtoyer des jeunes homosexuels.

Et plus inquiétante encore est l’attitude des adultes témoins de comportements ou de propos négatifs envers les homosexuels : 71,3 % des répondants croient que les adultes n’interviennent qu’occasionnellement ou jamais pour calmer des manifestations d’hostilité envers les homosexuels.

Sondage 2002 Léger Marketing
Perceptions, opinions et attitudes des Québécois à l’égard de l’homosexualité chez les jeunes garçons âgés entre 12 et 17 ans (PDF)

Recherche 2002 Léger Marketing
Perceptions, opinions et attitudes des jeunes de l’école secondaire à l’égard d’une campagne de sensibilisation sur la tolérance envers l’homosexualité (PDF)

Sondage 2001 – Attitude des Québécois, notamment des enseignants et des parents d’élèves, à l’égard de la sensibilisation des jeunes aux réalités de l’homosexualité

Le sondage révèle que 67,9 % estiment nécessaire de parler de la réalité homosexuelle en milieu scolaire, 61,3 % approuvent l’idée de le faire dès le niveau primaire. Cette opinion est en lien avec la perception que l’on se fait du bonheur des jeunes homosexuels. À ce sujet, le sondage nous apprend que 45 % des Québécois et Québécoises pensent qu’un jeune qui se découvre homosexuel sera malheureux dans la vie contre 39,4 % qui pensent qu’il sera heureux alors que 15,4 % refusent de répondre à cette question.

Sondage 2001 Léger Marketing
Attitude des Québécois à l’égard de la sensibilisation des jeunes aux réalités de l’homosexualité et notoriété de Gai Écoute (PDF)

Rapport d’analyse qualitative Léger Marketing
Perceptions et attitudes des enseignants et des parents d’élèves à l’égard de la communication sur l’homosexualité en milieu scolaire (PDF)