La majorité des Québécois.e.s et Canadien.ne.s sous-estiment les problèmes des LGBT dans le monde

Publié par mai 1, 2018 12:00

Montréal, le 1er mai 2018 — À l’approche de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, la Fondation Émergence dévoile les résultats d’un sondage mené par Léger Marketing sur la perception et l’opinion des Québécois.e.s et des Canadien.ne.s à l’égard de la condition des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT) sur la scène internationale. Ce sondage s’inscrit dans la campagne 2018 : « Dans mon pays, c’est encore un crime d’afficher ses couleurs », qui porte sur les droits LGBT.

Les Québécois.e.s sous-estiment le nombre d’États qui criminalisent l’homosexualité

Alors que 72 États criminalisent encore l’homosexualité et que 8 d’entre eux la punissent par la peine de mort, près du tiers des Québécois.e.s (32 %) pensent que la condition des personnes LGBT dans le monde est « bonne » (très bonne + bonne). Cette impression découle probablement du fait que la majorité des personnes interrogées (59 % des Québécois.e.s comme des Canadien.ne.s) sous-estiment le nombre d’États qui criminalisent l’homosexualité. Près du quart des répondants pensent que ce nombre est inférieur à 25.

Les Québécois.e.s veulent que les gouvernements s’impliquent davantage dans la lutte contre l’homophobie et la transphobie.

61 % des Québécois.e.s (contre 51 % pour le reste du Canada) pensent que les gouvernements fédéral et provincial doivent avoir une approche plus proactive quant à la lutte contre l’homophobie et la transphobie dans le monde. 27 % pensent que les gouvernements devraient être beaucoup plus proactifs.

Les Québécois.e.s passeraient leurs vacances dans un pays homophobe

57 % des Canadien.ne.s passeraient leurs vacances dans un pays qui criminalise l’homosexualité. Pour 36 % de ces répondant.e.s, la criminalisation de l’homosexualité ne serait pas un facteur déterminant dans le choix de leur destination.

La solution : La sensibilisation, d’après les Canadien.ne.s

Parmi les répondants qui pensent que les gouvernements devraient se montrer plus proactifs, plus de la moitié considèrent qu’établir des campagnes de sensibilisation et d’éducation constitue la mesure la plus efficace pour lutter contre l’homophobie et la transphobie dans le monde.

Autre fait intéressant : 11 % des répondant.e.s ont dit être homosexuel.le ou bisexuel.le et 3 % s’identifient comme trans, non binaire ou queer (fluide dans leur identité de genre). Ces chiffres corroborent donc les chiffres que nous avions obtenus les années précédentes et ceux obtenus par le sondage de la Fondation Jasmin Roy.

 

« Ce sondage montre la pertinence de la campagne de cette année sur les droits LGBT dans le monde », a affirmé Patrick Desmarais, président de la Fondation Émergence. « Il y a encore du travail à faire, mais les Québécois.e.s sont motivé.e.s pour faire changer les choses. Il est essentiel de soutenir les groupes de défense des droits des personnes LGBT et de travailler en concertation avec eux. »

Le sondage a été conduit du 6 au 9 avril 2018 par l’intermédiaire d’un sondage web auprès d’un échantillon aléatoire de 1546 Canadiens tirés du panel LegerWeb.

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Source :  Fondation Émergence

 

Infos :     Olivia Baker, agente aux communications

Olivia.baker@fondationemergence.org
438 384-1058
Laurent Breault, directeur général

Laurent.breault@fondationemergence.org
438 384-1058