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L'homophobie n'a pas disparu, elle s'est raffinée

La discrimination sur la base de l’orientation sexuelle n’est pas nouvelle.
Ce qui est plus récent, c’est qu’on lui a donné un nom : l’homophobie.
Au palmarès des discriminations, elle occupe une place de premier plan.
Alors que les personnes homosexuelles sortent du placard, les homophobes y entrent à leur tour, fuient les regards réprobateurs et deviennent invisibles.

Le saviez-vous ?

Dans une étude réalisée en 2008 dans un 150 écoles canadiennes presque 95% des étudiants entendaient des mots injurieux reliés à l'orientation sexuelle ("faggot", "lezbo", etc.) utilisés comme insultes. Au total 47.5% des étudiants ont dit les entendre quotidiennement. 

SOURCE

Il n’y a pas encore si longtemps, l’homophobie était non seulement permise, elle était encouragée.

 

Jusqu’en 1979, le Code criminel canadien punissait les relations homosexuelles. Fort heureusement, ce n’est plus le cas, les personnes homosexuelles ont atteint l’égalité juridique et elles ont le droit de se marier. Mais ce n’est malheureusement pas le cas dans tous les pays.
Au Canada, on compte très peu d’actes ouvertement homophobes, et peu d’homophobes prennent maintenant le risque de se montrer au grand jour. L’homophobie est désormais subtile. Les coups ont souvent cédé la place aux petits sourires, les injures aux insinuations. Cela ne signifie pas pour autant la fin de l’homophobie.


Dans le monde du travail, il n’est plus possible de refuser d’embaucher une personne ou de lui refuser une promotion pour des motifs ouvertement fondés sur l’orientation sexuelle, l'identité de genre ou l'expression de genre. Cela n'empêche pas pour autant les personnes LGBTQ+ d'être discriminées dans le milieu du travail.

Lors de l’évaluation d’une candidature, il peut arriver qu’à qualités égales, une personne homosexuelle, bisexuelle ou trans soit classée deuxième, sans autres explications. Il en est de même pour les autres minorités discriminées.

Bref, l’homophobie devient de plus en plus subtile. Elle se cache, se dissimule, se masque. Elle se donne un nouveau visage : celui du raffinement et de l’invisibilité.

 

Sondage

Les Canadien.ne.s pensent que dévoiler son homosexualité en milieu de travail est mauvais pour sa carrière.
sondage 2006 dévoiler homosexualié au travail peut nuire à la carrière

Selon notre sondage, effectué en 2006  : 

  • 60% des répondant.e.s pensent que dévoiler son orientation homosexuelle au travail peut être nuisible pour une carrière professionnelle

  • Au Canada, un patron homosexuel a autant de crédibilité auprès de ses employé.e.s qu’un patron hétérosexuel : c’est l’avis de trois Canadien.ne.s sur quatre (75%).

  • 55% des Canadien.ne.s interrogé.e.s pensent qu’il est difficile
    pour les personnes qui affichent ouvertement leur homosexualité d’être acceptées par leurs collègues de travail.

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La Fondation Émergence est un organisme qui a but non Lucratif basé à Montréal a pour mission d’éduquer, d’informer et de sensibiliser la population aux réalités des personnes qui se reconnaissent dans la diversité sexuelle et la pluralité des identités et des expressions de genre. Cela inclue mais ne se limite pas aux personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queer, intersexes, bispirituelles (2s), etc.

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