Affiche pour le 17 mai 2005, Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, présumé hétérosexuel

Hétéro par défaut

 

Le choc

Lorsqu’un enfant vient au monde, la société présume qu’il ou elle sera hétérosexuel.le, alors que ce ne sera pas le cas pour une personne sur dix.

L’annonce peut être un choc pour les parents. Cette réaction est normale pour
des parents qui ne s’y attendent pas. Ils auront besoin de temps pour assumer
cette nouvelle réalité.

Le déni

Nier la réalité est une réaction fréquente. Le refus de voir la réalité est un mécanisme de défense. Certains parents réagissent en ne voulant plus discuter de cette situation. Cela n'aide ni la situation ni l'enfant, qui peut alors se sentir ignoré.e. 

L'acceptation

Après une période plus ou moins longue, les parents acceptent généralement
l’orientation homosexuelle de leur enfant. Dès lors, ils voient son avenir sous un nouvel angle. Il est également important de savoir qu'une personne homosexuelle peut aujourd'hui se marier et avoir des enfants si elle le souhaite dans une vingtaine de pays. 

Le coming-out, vu par les parents

« Papa, maman, je suis gai. » « Papa, maman, je suis lesbienne. » Malgré parfois des soupçons, les parents sont rarement préparés à cette révélation. Elle peut être un choc pour un père ou pour une mère, peu importe l’âge de l’enfant.

Les parents d’enfants gais et lesbiennes appréhendent souvent les réactions
de leur milieu. Que penseront les grands-parents, les frères, les soeurs, les amis
et les collègues de travail?

Le saviez-vous ?

Une étude commandée par le gouvernement québécois en 2017 montre que bien que 87.3% des répondant.e.s seraient à l'aise d'avoir un voisin.e homosexuelle, seul 73% seraient à l'aise s'il s'agit de leur enfant et 11% ont déclaré qu'ils seraient mal à l'aise. 

Une étude de 2017 aux États-Unis annonce que 30% des Américains non-LGBTQ seraient inconfortable d'apprendre qu'un membre de leur famille est LGBT.

 

Le Canada est à l’avant-garde des pays faisant la promotion des droits de la personne; le mariage des couples de même sexe en est un exemple. Dans un contexte d’égalité de droit, les communautés LGBTQ+ se tournent désormais vers des préoccupations d’intérêt social et humanitaire qui les conduiront vers une égalité de fait. La problématique de la violence familiale, en regard des réalités homosexuelles et de celles d’autres diversités sexuelles et de genre, est clé dans cette démarche.

La violence dans la famille touche aussi, si ce n'est plus, les personnes de la diversité sexuelle et de genre. 

Malgré l’évolution des mentalités, il arrive que des personnes LGBTQ+ subissent encore de la violence au sein de leur propre famille. Le plus souvent, elle se manifeste lorsqu’un garçon est identifié comme gai, qu’une fille est perçue comme lesbienne, lorsqu'une personne révèle son identité de genre, ou encore lorsqu’un parent révèle l'orientation ou l'identité de genre d'un individu à sa famille sans son consentement. 


La violence familiale peut se présenter sous différentes formes, allant de la simple insinuation à la violence physique :
  • la plus fréquente, la violence psychologique, comprend les insinuations, les insultes, les accusations, les menaces, les punitions non justifiées et les injustices entre les enfants eux-mêmes;

  • la violence économique et financière se traduit par le chantage et les menaces de couper les vivres, allant jusqu’à l’expulsion;

  • la forme la plus extrême, la violence physique, consiste à frapper, à séquestrer ou à imposer toute autre forme de châtiment corporel.


Les parents doivent être conscients des dommages que peut entraîner un climat de violence au sein de la famille.

Les conséquences de la violence familiale sont multiples : elle influence le développement psychologique des enfants, elle suscite des problèmes de comportement, des désordres sexuels et, dans certains cas, elle laisse des séquelles physiques. Pour les jeunes LGBTQ+, un climat de violence familiale peut avoir des conséquences particulières lorsque la personne est déjà en état de fragilité, par exemple lorsqu'elle est au milieu d'une période de crise d’identité en rapport avec l’orientation sexuelle ou l'identité de genre. D’ailleurs, de nombreuses études démontrent que les jeunes homosexuels présentent un risque de suicide plus élevé que les jeunes hétérosexuels, et c'est statistiques sont encore plus sombres lorsqu'on s'intéresse aux jeunes trans. 

 

Sondage

Selon notre sondage, effectué en 2005  : 

  • La majorité (85%) de celleux qui disent connaître des personnes homosexuelles au sein de leur famille immédiate a accepté la situation plutôt facilement.

  • Près de deux Canadien.ne.s interrogé.e.s sur cinq (39%) affirment connaître des personnes homosexuelles parmi leurs ami.e.s proches.

  • Près du quart (24%) des Canadien.ne.s interrogé.e.s pensent avoir une perception plus favorable de l’homosexualité qu’il y a 5 ans.

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La Fondation Émergence est un organisme qui a but non Lucratif basé à Montréal a pour mission d’éduquer, d’informer et de sensibiliser la population aux réalités des personnes qui se reconnaissent dans la diversité sexuelle et la pluralité des identités et des expressions de genre. Cela inclue mais ne se limite pas aux personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queer, intersexes, bispirituelles (2s), etc.

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