De la tolérance à l'acceptation

 

Qu'est ce que l'homophobie

L’homophobie est une attitude, un sentiment, un malaise ou une aversion envers les personnes homosexuelles ou envers l’homosexualité en général.
L’homophobie est comparable au sexisme, à l’antisémitisme, au racisme
ou à la misogynie. Elle provient de l’impossibilité de se représenter la
différence et ne repose sur aucun fondement sérieux.

Une discrimination tenace

Comme pour toute autre forme de discrimination, l’homophobie est
profondément ancrée dans la société. On la retrouve autant chez les individus que dans les organisations. Sournoise et tenace, l’homophobie est encore très répandue. Cela s’explique en partie par le fait qu’il y a encore peu de temps, les personnes homosexuelles étaient considérées comme des malades mentaux ou des criminels.

Mauvais blague

L’humour a pour but de faire rire, ou de critiquer un système établi. Le problème est qu'il prend trop souvent les communautés déjà vulnérables dans la population. Blesser ou humilier une personne n'est pas drôle. 

Si vous voulez faire une blague ayant pour sujet l'homosexualité, riez des homophobes, pas des homosexuel.le.s.

Le silence est parfois complice

L’homophobie doit être dénoncée chaque fois que l’on est témoin ou victime de gestes ou de paroles homophobes. C’est une responsabilité personnelle, sociale et civique.


Il est souhaitable d’intervenir directement et de manifester son désaccord,
si cela est sans danger. De même, il faut signaler la situation aux autorités
compétentes.

Le saviez-vous ?

Dans une étude réalisée en 2017 en Allemagne, 38.4% des répondant.e.s ont dit ne pas être à l'aise à la vue d'un couple d'hommes qui s'embrassent.  

En 2003 notre sondage montrait que 60% des québécois.e.s se sentaient plutôt mal à l’aise à l’idée que, dans un endroit public, deux hommes s’embrassent amoureusement sur la bouche.

 

L'homophobie sous toutes ses formes

  • L’homophobie d’attitude

Sentiment ou opinion voulant que les personnes homosexuelles soient anormales ou malades.

  • L’homophobie hétérosexiste

Croyance voulant que tout le monde soit hétérosexuel ou que l’hétérosexualité soit la seule voie valable. Cette croyance repose sur la notion de norme de la majorité.

  • L’homophobie du langage

Langage comportant un vocabulaire et des expressions allant de la plaisanterie à l’injure.

  • L’homophobie interpersonnelle

Manifestation d’inconfort, d’insécurité ou de peur au contact des personnes homosexuelles.

  • L’homophobie institutionnelle ou systémique

Pratique institutionnelle érigée en système où les personnes homosexuelles sont défavorisées.

  • L’homophobie d’intérêt

Attitude des personnes qui s’intéressent à l’orientation homosexuelle à des fins pécuniaires ou personnelles et qui refusent toute association à l’homosexualité.

  • L’homophobie intériorisée

Forme d’homophobie, souvent inconsciente, résultant de l’éducation et des valeurs transmises par la société. Les personnes homosexuelles ne sont pas à l’abri de cette forme d’homophobie, ayant reçu la même éducation que tous et ayant été influencées par les mêmes valeurs de la société.

  • L’homophobie passive ou par omission

Attitude passive qui consiste à ne rien dire ou à ne rien faire devant un comportement homophobe, alors que la situation voudrait que l’on intervienne pour y mettre fin.

  • L’homophobie violente

Manifestation extrême de l’homophobie qui conduit à la violence, allant de l’agression verbale jusqu’au crime haineux.

 

Sondage

En 2003, la société était toujours mal à l'aise avec les homosexuel.le.s

Selon notre sondage, effectué en 2003  : 

  • Trois Québécois interrogés sur cinq (60%) se sentent plutôt mal à l’aise à l’idée que, dans un endroit public, deux hommes s’embrassent amoureusement sur la bouche. Ce chiffre descend à 53% lorsqu'il s'agit de femmes qui s'embrassent. 

  • Pour plus de la moitié (54%) des Québécois.e.s interrogé.e.s, un homme hétérosexuel serait plutôt mal à l’aise de subir un examen général par un médecin qu’il sait homosexuel.

  • Près du tiers (30%) des répondants sont plutôt mal à l’aise avec
    l’idée qu’un garçon fréquentant une classe de niveau primaire ou secondaire ait un enseignant qui ne cache pas qu'il est homosexuel.

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